Les marchands pris À partie

Marchand

Pendant la Guerre d'Indépendance américaine, les corsaires américains ont comme cible privilégiée les marchands britanniques établis le long des côtes du Canada.Pendant la Guerre d'Indépendance américaine, les corsaires américains ont comme cible privilégiée les marchands britanniques établis le long des côtes du Canada. Ces marchands représentent tout ce contre quoi ils se battent : la richesse par l'exploitation des habitants, la couronne britannique et l'Empire utilisant pour son profit les ressources de ses colonies.

Voilà pourquoi les corsaires nuisent au commerce des marchands britanniques, les attaquent et les pillent, tout en tentant de ne pas nuire aux habitants canadiens français et autochtones qui les aident en retour.



Charles Robin

La plus célèbre famille marchande de l'histoire de la Gaspésie, celle des Robin, a subi, comme plusieurs autres familles, les attaques de corsaires.

À l'été 1778, des corsaires américains, d'une agressivité particulière, ont débarqué à Paspébiac chez Charles Robin. Ils l'ont alors enfermé dans sa maison et ont pillé ce qui lui appartenait, jusqu'à ses boucles de chaussures. Les corsaires ont ensuite pris les pelleteries et le poisson qu'ils ont pu trouver, puis sont repartis vers les États-Unis.

Henry Shoolbred et William Smith

Shoolbred

Pour les marchands Henry Shoolbred et William Smith, qui possèdent des comptoirs de pêche dans la Baie des Chaleurs, les déprédations commises par les corsaires américains sont amplifiées parce que les habitants canadiens français et les Amérindiens se rangent du côté des Américains.

En effet, les corsaires se font piloter par des habitants qui leur indiquent les caches de marchandises et participent au pillage. Les habitants et les Amérindiens obtiennent même des récompenses pour leurs services sous la forme de biens tirés du pillage des magasins britanniques, de wampums ou même de médailles du Congrès américain.

Cette situation pousse certains marchands, dont William Smith, à quitter la péninsule. Dans son cas, d'ailleurs, cela signifiera sa ruine, puisque sa compagnie est dissoute en 1784.

William Smith à Henry Shoolbred :

« L'ensemble des habitants de ce pays devient ennemi des Anglais et je suis déterminé à quitter la Baie aussitôt que possible. »

Bibliothèque de l'Université Laval, FC 411 H159 A4, Bobine 105, Page 27, 08/07/1778.