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Introduction
Ils étaient…
Soumis aux gouvernants et à la mer;
Français, Canadiens, Anglais, Amérindiens ou Américains;
Craints en temps de guerre;
Pilleurs et coureurs.
Ils étaient…
Hardis navigateurs mais,
Tous n’étaient pas pirates!
Ils étaient…
Corsaires ou pirates?
À l’abordage sur le Saint-Laurent.
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Français, les Anglais et les Américains ont eu recours à la guerre de course. Ce type particulier de guerre navale consiste à recourir aux services de marins qui ne sont pas militaires, et à leur donner la possibilité d’attaquer l’ennemi au nom de leur gouvernement. Les corsaires peuvent même avoir, par exemple, le droit de capturer des navires ennemis.
Les corsaires font donc ce que l’on nomme la guerre de course. Toutefois, ils doivent absolument obtenir une lettre de marque ou une commission en course. Sans ces documents, les corsaires sont assimilés aux pirates qui, eux, sont considérés comme des hors-la-loi. Grâce à des armateurs qui fournissent le navire, les vivres et les armes, les corsaires agissent au service de leur pays, capturent des navires ennemis et touchent même une part des profits de la vente du butin pris à l’ennemi.
Ce que peu de personnes savent, c’est qu’en Amérique du Nord, et plus particulièrement dans le Fleuve et le Golfe du Saint-Laurent, des corsaires ont constamment fait la course. Ils ont accumulé du butin, ils ont pillé des postes de pêche et ils ont participé à des expéditions militaires. Les corsaires du Saint-Laurent ont donc joué un rôle important durant les guerres en terre d’Amérique.
Haut de case
Au XVIIIe siècle, quelque part sur le fleuve Saint‑Laurent...
À cette époque, il faut naviguer pour communiquer, pour commercer ou pour se déplacer sur de longues distances.
C'est aussi par bateau qu'on se fait la guerre. Et tous les moyens sont bons pour nuire à l'ennemi.
Capitaine
Ha ha! Bonne prise! Ces Anglais ne nous ont offert qu'une piètre résistance!
Alors Deneau, La Baume, Aubois et Doucet, vous dirigerez le RELIABLE. Suivez-nous jusqu'au port. On fera un bon profit et vous pourrez prendre votre pied*!
* Prendre son pied signifie prendre une part du butin.
Haut de case
Élie Galermont, nouveau marin sur ce navire corsaire, est fier de sa première prise.
Capitaine
Au nom du roi, messieurs, mes hommages... et des écus sonnants au bout du voyage!
haut de case
On reprend la mer. Mais le capitaine corsaire se prépare à commettre un acte de piraterie!
Capitaine
Bon, alors tu leur donnes les instructions pour virer vers l'île.
Second
On va laisser le tout?
Capitaine
Non! La dernière fois, le greffier à Québec était méfiant. Nous débarquerons seulement les meilleurs morceaux et la moitié des armes. Ah oui! N'oublie pas, Lemelin! Le pistolet de cet idiot de "Master"... Bien trop beau pour lui! Je me le garde!
Élie (pensée)
Élie est stupéfait: son capitaine les entraîne dans l'illégalité!
Mais... qu'est-ce qui leur prend? Ils agissent comme de vulgaires pirates, pas comme des corsaires au service du roi!
S'ils revendent une partie du butin et gardent tous les profits, nous brisons notre engagement! Les armateurs et le roi doivent avoir leur juste part, c'est le contrat!
Je ne me suis pas engagé comme corsaire pour devenir traître à la première prise...
Haut de case
À l'île Saint-Paul...
Élie (pensée)
Je n'aime pas cette affaire. Je devrais dénoncer ce filou de capitaine, mais je risque gros. Il me faut des preuves qu'il ne respecte pas son contrat de course...
Marin
Allez, Galermont, grouille-toi!
Élie (pensée)
Des preuves... plus facile à dire qu'à faire... Qu'est-ce que le lieutenant général de l'amirauté voudra voir pour me croire? Des papiers, sûrement! Heureusement que je sais lire!
Et puis, le capitaine Delatour a peut-être caché du butin sur notre navire. Voyons voir...
Bon. Il faut que je m'y mette. Pas un coin de ce bateau que je n'aurai fouillé, de la cale au pont supérieur!
Plan du navire (menu principal)
Glissez votre souris et trouvez les zones sensibles. Cliquez ensuite sur ces zones pour accéder au contenu.
Conclusion
Haut de case
Élie fait le bilan.
Élie
Je dois cacher tout ça jusqu'au port. Personne ne devrait fouiller dans mon sac si je fais ma version du noeud d'attrape-nigaud.
Haut de case
Élie est nerveux pendant tout le voyage : se fera-t-il repérer?
Après plusieurs jours de voyage, la rade de Québec est en vue.
Le capitaine se rend déposer son rapport à l'amirauté.
Le lieutenant général du roi à l'amirauté interroge le capitaine corsaire et 2 membres d'équipage, ainsi que le capitaine du RELIABLE et son second, pour savoir comment s'est déroulé la prise. À la suite de cet interrogatoire, la prise est déclarée "bonne" parce qu'elle a été faite dans les règles.
Lieutenant général du roi
Sous quel passeport naviguez-vous?
Où avez-vous armé ce navire?
De quoi était chargé votre bâtiment?
Où avez-vous mené votre prise?
Étiez-vous avec Michel Delatour lors de la prise du Reliable?
Haut de case
Le greffier monte sur le navire pris. Il note tout : c'est l'inventaire, qui peut durer plusieurs jours.
Ensuite, on appose des scellés jusqu'à la vente à l'encan.
Plus tard, à l'amirauté, Élie expose ses preuves au lieutenant général du roi.
Lieutenant général du roi
Bijoux... Arme illégale... Butin volé...
... Pas la première fois...
... À l'île Saint-Paul, au fond d'une anse...
Vous avez aussi son carnet de notes? Vous êtes béni qu'on ne vous ait pas surpris!
Labranche
Presque à chaque voyage... Surtout les bijoux, le sel, tout ce qui se garde bien... Tout le monde est de mèche...
Dialogue
De par le Roy
En vertu du jugement de monsieur le Lieutenant Général de l'admirauté du Troisième jour de ce présent mois d'aoust et de l'ordonnance de monsieur Le Lieutenant Général Civil et Criminel au siège de la prévosté et admirauté de quebec Rendue en conséquence Le Cinquième dudit present mois. On fait sçavoir à tous que le Capitaine Michel Delatour, ci-devant commandant en course dûment mandaté de la TÉMÉRAIRE, s'est rendu coupable d'avoir dérobé le Roy de sa juste part et ayant caché du butin afin de le revendre à sçon profit. Ledit Delatour est condamné à l'amende pécuniaire de quinze livres ou sinon à voir la saisie de ses biens. À se voir marqué de la fleur de lys sur son bras gauche, devant Ceux qui voudront y voir, ce lundy quatorze à la place royalle. Et sera dépouillé du butin caché par l'admirauté qui s'en saisira.
Leu rendu à la Cour de scette ville par moy,
Lieutenant Général du Roy à l'admirauté, soussigné Boimmeurain
Haut de case
Déçu de sa première aventure comme corsaire, Élie retourne à la pêche, c'est plus sûr... et moins mouvementé... À moins de se faire prendre par un corsaire ennemi!
Les vivres et la peur
Introduction de Galermont
Haut de case
À la cuisine...
Élie
Ouf! Labouffe a terminé son quart!
Des dessins? Je ne savais pas que le coq* du bateau avait du talent pour autre chose que la brandade de morue!
Sous la case:
*
Coq: cuisinier sur un navire.
La quête de Galermont
Consignes |
Le coq a dessiné 16 portraits. Mais seulement 4 portraits représentent des personnes que le capitaine connaît. Pour trouver la preuve que Galermont recherche, vous devez reconnaître ces 4 personnes à l'aide des indices inscrits dans le cahier. Pour vérifier vos réponses, cliquez sur le bouton "VÉRIFIER" au bas de la page. |
Déroulement |
Les personnages:
Indices:
Personnages à identifier :
|
Conclusion de Galermont
Élie
Eh! Quelle chance! Capitaine, quelle mauvaise idée de laisser traîner votre carnet de notes... N'importe qui pourrait le ramasser!
Les voiles et les armes
Introduction de Galermont
Haut de case
Toujours dans la cale du bateau
Élie
Chanceux! Son chapeau est fraîchement goudronné, il doit laisser passer moins d'eau que mon bonnet!
La quête de Galermont
Consignes |
Seuls les meilleurs marins peuvent s’embarquer sur le navire du Capitaine Ménard. Aidez-le à choisir les membres d’équipage pour son expédition corsaire. Pour chaque personnage, lisez son métier et ses caractéristiques. Cliquez sur les marins que vous voulez engager. |
Déroulement |
Descriptions des marins déjà choisis: Capitaine Ménard* : 46 ans, commandant de navires marchands armés et de corsaires depuis l'âge de 18 ans. Breton* : Cuisinier, 30 ans. Coq de navire depuis 5 ans, il a commencé comme apprenti sur un navire de guerre. Fornelle* : Cordier, 24 ans. A appris à fabriquer des cordages solides et durables auprès de son père et de son grand-père marins. Labrèche* : Écrivain, 31 ans. Tient les comptes, écrit les rapports et les observations pour l'amirauté depuis 6 ans. Écrit aussi des lettres que les marins envoient à leurs femmes. Magras* : Chirurgien, 28 ans. Chirurgien de campagne militaire, retiré du service en raison d'une blessure qui l'empêche de courir. Lemelin* : Pilote, 40 ans. Navigue sur le Saint-Laurent avec le capitaine Ménard depuis 20 ans. Connaît chaque courant ou méandre. Descriptions des marins à choisir : Lieutenant Viollet : 21 ans. Son père lui a acheté un poste d'officier de navire pour lui donner quelque chose à faire car il n'est pas très débrouillard. Lieutenant Gironard : Commandant en second et capitaine de prise sur 37 navires. Morin : Maître de matelots, 32 ans. A commencé comme mousse à 10 ans. Est devenu calfat puis maître il y a 6 ans. Rousseau : Maître de matelots, 35 ans. Cousin d’un capitaine. Ancien maître d'école. Dirige des équipages depuis 2 mois. Provost : Cannonier, 23 ans. Sourd. Connaît chaque canon de chaque navire de Nouvelle-France. Il leur a même donné des noms. Pasquier : Cannonier, 16 ans. Apprenti. Son père veut lui faire surmonter sa peur des bruits soudains. Pinin : Calfat, 28 ans. Venu de France, capable de ré-imperméabiliser un navire en marche tout en étant suspendu par une corde au parapet. Lemay : Pêcheur de la Côte-de-Beaupré, 17 ans. Bluteau : Voilier, 36 ans. Expérience de 20 ans comme fabricant et réparateur de voiles à Montréal. Dupuy : Forgeron, 23 ans. Fabrique des jantes de roues et des cerceaux de tonneaux. Buisson : Charpentier, 40 ans. Spécialisé dans la réparation de coques endommagées par les boulets de canon. Barbotin : Pelletier, 25 ans. Vend des fourrures à Québec. Espère vendre des manteaux d'hiver à l'équipage. Le capitaine vous parle : « Alors nous avons déjà une partie de notre équipage. J’ai besoin d’un lieutenant, un aide de confiance et d’expérience qui pourra me remplacer pour que je dorme un peu : qui parmi vous est qualifié? » Choisissez un lieutenant. « Maintenant, mes matelots doivent être dirigés d’une main de fer! Il faut leur dire quoi faire et quand le faire pour que le bateau vole sur les flots! Qui d’entre vous est un maître d’équipage solide et expérimenté? » Choisissez un maître d’équipage. « D’accord. Des canons, ça se dorlote. Un canonnier calme, courageux et habile, c’est ce qu’il me faut. Y’en a-t-il un parmi vous? » Choisissez un canonnier. « Ce n’est pas tout. Pour faire voguer ce navire, il me faut des bras. Des bras qui savent réparer toutes les pièces du bateau, des voiles aux trous de canons (Dieu nous en protège!), en passant par les fuites entre les planches. Parmi vous six, nous choisirons trois marins, les meilleurs. » Choisissez trois marins. |
Fin : texte |
« Félicitations! Vous avez engagé un excellent équipage. Vous méritez de trouver un indice avec Galermont. » |
Conclusion de Galermont
Élie
Pourquoi dort-il couché sur un papier? À moins que... oui, la liste du butin laissé dans l'île!
La dÉfense et la conquÊte
Introduction de Galermont
Haut de case
La cabine du capitaine
Élie
Saint-Michel me protège... je suis seul. Faisons vite, si je me fais prendre c'est le fouet qui m'attend!
Il y a plus de luxe ici que dans nos quartiers! Même une peinture!
La quête de Galermont
Consignes |
(Page de la peinture) Quel événement est ici représenté? Cliquez sur les éléments du tableau pour en savoir plus. Quand vous serez sûr d'avoir tout compris, appuyez sur le bouton "SUITE" au bas de la page. (Page de la lettre) Cinq erreurs se sont glissées lors de la reproduction de ce document d'archives. En vous rappelant les témoignages que vous avez lus, cliquez sur les erreurs. Pour lire de nouveau les textes des personnages du tableau, cliquez sur "RETOUR". |
Déroulement |
Textes des personnages de la peinturePersonnage 1 (tenant un sac et portant un béret) Enfin on peut mettre les voiles! Dès que le capitaine aura fini de négocier les conditions, on lui donnera nos noms, âges, lieux de naissance et de résidence, pour la liste obligatoire. Une chance, on n'est pas obligé d'avoir un métier pour travailler sur le bateau! Après, on va leur courir après, les marsouins! Et on les laissera pas aller une fois qu'on les aura pris! Ils seront prisonniers, et on va les ramener au port pour un bon prix. Personnage 2 (avec un foulard orangé à la taille, penché sur une table) Je suis le capitaine J. B. Jouhau, du navire Elizabeth. Avec cette lettre de marque, mes hommes et moi aurons la permission officielle de poursuivre ceux qui veulent voler et piller les navires de notre glorieuse Marine! Avec nos canons et nos boulets, notre poudre et nos couteaux, on est équipé pour la guerre! On pourra saisir leurs bateaux, leurs armes et leurs provisions, et vendre tout ça pour un bon prix. Non je sais, on n'est pas très gentil… mais eux non plus! Personnage 3 (assis à la table) Cette affaire de la course, c'est une bonne chose pour le gouvernement. Grâce à eux, les corsaires, nous du Ministère de la Marine et des colonies, nous pouvons poursuivre les ennemis de l'État sans mettre en danger nos navires ou nos équipages. Les armateurs et les capitaines prennent tous les risques, mais quand ils vendent leurs prises, nous aussi nous avons une part des profits. Et en même temps, nous nous débarrassons de ceux qui pourraient empêcher la guerre d'aller rondement…pour notre roy. Bien sûr, puisque nos alliés leur offrent assistance et droit de passage dans leurs ports, nous devons faire de même. Au moins, aucun argent n'est compris dans ces échanges amicaux! Personnage 4 (debout, portant un chapeau et un manteau rouge) Avec toutes ses conditions et ses références aux textes de lois, il nous en a fallu un temps pour écrire cette lettre de marque! Mais c'est notre travail, à nous fonctionnaires du Ministère. Une fois que le Ministre de la Marine et des Colonies l'aura signée, un autre de ces navires corsaires pourra lever l'ancre et contribuer à l'effort de guerre. J'espère que ce capitaine Jouhau ne sera pas assez idiot pour oublier d'enregistrer sa lettre au bureau de l'inspection maritime avant son départ. La dernière fois, vous auriez dû voir la quantité de papiers supplémentaires que nous avons dû écrire et faire approuver, juste parce que cet imbécile de capitaine avait enregistré sa lettre au mauvais bureau! On se demande presque comment ils font pour ne pas se perdre en mer! Papier sur la table Vous êtes témoin des dernières négociations avant la signature d'une lettre de marque, un document officiel, émis par un état, qui donne à un navire privé le droit de saisir les biens, les navires et les armes, et de faire prisonniers l'équipage d'un navire ennemi en temps de guerre. La lettre sur cette table, émise par le gouvernement français, est valide pour dix mois; un temps assez court, car on ne sait jamais quand la guerre va finir. Pendant cette période, les corsaires vont tenter d'intercepter les ennemis, de retourner à leur port d’attache avec leurs prises et de les vendre à profit. Bien sûr, cette lettre de marque, cette permission, a un prix: tous les profits doivent être divisés avec l'État. Lettre de marque Trouvez les cinq erreurs Lettre pour un navire corsaire français. La date sur le document est le 8 Ventôse An 9, selon le calendrier révolutionnaire, donc le 27 février 1801.
République Française. Lettre de Piraterie Les Consuls de la République permettent, par la présente, au Capitaine J.B. Jouhau de faire équiper en guerre un Corsaire nommé la Julia, avec tel nombre de canons, boulets, et telle quantité de poudre, plomb et autres munitions de guerre et vivres qu'il jugera nécessaire pour courir sur tous les Alliés de la République, et sur les Pirates, de les prendre et laisser fuir avec leurs navires, armes et autres objets dont ils seront saisis; à la charge de l'armateur de faire enregistrer la présente Lettre au Bureau de l’inspection maritime du lieu de son départ; d'y déposer un rôle des gars de son Equipage; et à la charge par ledit Capitaine de faire, à son retour, son rapport devant l'Administrateur de la Marine. Les Consuls de la République invitent toutes les Puissances amies et alliées de la République française à donner au Capitaine tout aide, passage et retraite en leurs Ports. Ne pourra la présente servir que pour dix ans seulement, à compter de la date de son enregistrement. En foi de quoi les Consuls de la République ont fait signer la présente Lettre par le Ministre de la Marine. Donné à Paris, le huit Ventôse l'an neuf de la République Française Par le Ministre de la Marine et des Colonies, [Signé] M. Furier [?] Commentaires sur les réponses de la lettre de marquePiraterie (Marque) Il s'agit bien d'une Lettre de marque, car les pirates n'avaient pas de telle permission de l'État pour leurs actions. Julia (Elizabeth) Le navire du capitaine Jouhau se nomme l'Elizabeth. Alliés (Ennemis) On poursuit bien sûr les ennemis de la République, non pas les alliés. Laisser fuir (Amener prisonniers) Tout bon corsaire ramène des prisonniers et ne laisse surtout pas fuir sa prise! 10 ans (10 mois) Valides seulement pendant un conflit, les lettres de marque couvraient une période assez courte car on ne savait jamais quand reviendrait la paix. |
Fin : texte |
Bravo! Vous avez corrigé toutes les erreurs dans cette lettre de marque. Retournez dans la cabine du capitaine, une preuve vous sera remise. |
Conclusion de Galermont
Élie
Qu'est-ce que c'est? "Ta bien-aimée épouse, Marie-Anne"... Il me semblait que la femme du capitaine s'appelait Angélique. À Québec, du moins!
L'armement et le profit
Introduction de Galermont
Haut de case
Dans la cale
Élie
Voilà les munitions de bouche... et encore ces biscuits! On en mange à tous les repas. Ils sont si durs, assez pour se casser les dents!
La quête de Galermont
Consignes |
"De par le roy, on fait savoir à tous que la vente du brigantin pris aux Anglais et de tous ses agrès, munitions et butin se fera par encan à la bougie aujourd'hui. Que ceux qui y sont intéressés s'y présentent." Vous devez aider l'encanteur à liquider la prise aux marchands qui se sont présenté à la vente. Pour chaque objet, choisissez le marchand qui pourrait vouloir l'acheter. Si vous avez choisi le bon marchand, vous gagnerez son paiement. Sinon, pas un sou! Attention! L'encan s'arrête au bout d’un certain temps, correspondant à l’époque au temps pendant lequel une bougie se consume. L'encanteur veut liquider toute la marchandise: il accélère le rythme quand le temps presse! |
Déroulement |
Marchandise à vendre: Morue Sel Vin Peaux (fourrures) Toile blanche Toile grise Toile bleue Lard salé Biscuits Blé Blé d'Inde Marteau Hache Chaudron Farine Gouvernail Assiettes d'étain Bassins d'étain Pelle de fer Tenailles Boutons Tabatière Toile à voile Épingles Cartes à jouer Ustensiles (cuillers, couteaux) Chandails de laine Papier Épices (clou de girofle, muscade) Souliers de femme Galoches de femme Livres en anglais Chaudière Poêlon Cloche Cordage à voiles Rame de chaloupe Marchands1- Épicier: Vend des aliments 2- Accastilleur de marine: Vend des pièces de navire et de l'équipement 3- Tenancière de bar: Reçoit les clients avec des boissons alcooliques et des jeux 4- Forgeron: Utilise et vend des outils 5- Cordonnier: Vend des outils 6- Tailleur: Vend des tissus, du matériel de couture et fabrique et vend des vêtements. 7- Boulanger: Fabrique et vend du pain 8- Marchand général: Vend des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, des objets divers. |
Fin : texte |
Félicitations! Vous avez réussi à liquider la majeure partie de la marchandise. Vous méritez votre récompense. Cliquez sur " SUITE ". |
Conclusion de Galermont
Élie
Ça brille... un pistolet? Celui que le capitaine voulait garder pour lui-même,peut-être?
L'aventure et la renommée
Introduction de Galermont
Sur le pont.
Élie
Avec tout le mouvement qu'il y a ici, je dois redoubler de prudence.
Je me demande si le détour nous retarde beaucoup...
La quête de Galermont
Consignes |
Le corsaire et la prise sont rentrés au port. Le procureur interroge le capitaine pour savoir si tout s’est déroulé dans les règles et pour déclarer le butin de bonne prise. Mais les personnes devant le procureur affirment toutes les trois être le véritable capitaine corsaire. Pourtant, une seule dit la vérité. Posez les questions avec le procureur et tentez de démasquer les imposteurs à l’aide des réponses des prétendus corsaires. Qui dit vrai? |
Déroulement |
Personnages
Questions et réponses A- Quel type de navire commandez-vous?
B- Qu’y a-t-il dans vos cales? 1- De la morue 2- De la morue 3- De la morue C- Que mangez-vous à bord? 1- Des biscuits de mer et du lard salé 2- De la morue et des biscuits de mer 3- Du lard salé et de la morue Série 2 : D- Quel type d’armes utilisez-vous à bord du navire? 1- Le mousquet, la hache, le sabre 2- Le pistolet, grappin 3- Le harpon E- Avec qui partagez-vous les profits? 1- L’État, mon équipage et les armateurs 2- Mon équipage et les armateurs 3- Mon équipage et mes amis. F- Êtes-vous respecté par la population? 1- Des fois oui, des fois, non. 2- Tant qu’ils ont peur de moi, ça va. 3- Mon père disait : Le chemin vers le coeur de quequn passe par son estomac. Série 3 : G- Qu’est-ce qui vous donne le droit de naviguer?
H- Qui attaquez-vous? 1- Les ennemis de l’État 2- N’importe qui 3- Les bancs de morue I- Quelle est votre destination favorite? 1- Là où le roy m’envoie 2- Si je pouvais aller dans les îles… 3- Le grand banc de Terre-Neuve Alors, vous avez bien réfléchi? D’après vous, qui est le véritable capitaine corsaire? Qui dit vrai? 1, 2 ou 3 ? |
Fin : texte |
Bravo! Vous m’avez découvert. Je suis le véritable capitaine corsaire. Grâce à vous, le procureur peut continuer son travail. Galermont, lui, aura droit à une preuve dans son enquête. |
Conclusion de Galermont
Élie fait le bilan.
Je dois cacher tout ça jusqu'au port. Personne ne devrait fouiller dans mon sac si je fais ma version du noeud d'attrape-nigaud.
Élie est nerveux pendant tout le voyage : se fera-t-il repérer?
Après plusieurs jours de voyage, la rade de Québec est en vue.
Le capitaine se rend déposer son rapport à l'amirauté.
Le lieutenant général du roi à l'amirauté interroge le capitaine corsaire et 2 membres d'équipage, ainsi que le capitaine du RELIABLE et son second, pour savoir comment s'est déroulé la prise. À la suite de cet interrogatoire, la prise est déclarée "bonne" parce qu'elle a été faite dans les règles.
Sous quel passeport naviguez-vous?
Où avez-vous armé ce navire?
De quoi était chargé votre bâtiment?
Où avez-vous mené votre prise?
Étiez-vous avec Michel Delatour lors de la prise du RELIABLE?
Le greffier monte sur le navire pris. Il note tout : c'est l'inventaire, qui peut durer plusieurs jours. Ensuite, on appose des scellés jusqu'à la vente à l'encan.
Plus tard, à l'amirauté, Élie expose ses preuves au lieutenant général du roi.
Bijoux... Arme illégale... Butin volé...
... Pas la première fois...
... À l'île Saint-Paul, au fond d'une anse...
Vous avez aussi son carnet de notes? Vous êtes béni qu'on ne vous ait pas surpris!
Presque à chaque voyage... Surtout les bijoux, le sel, tout ce qui se garde bien... Tout le monde est de mèche...
De par le Roy
En vertu du jugement de monsieur le Lieutenant Général de l'admirauté du Troisième jour de ce présent mois d'aoust et de l'ordonnance de monsieur Le Lieutenant Général Civil et Criminel au siège de la prévosté et admirauté de quebec Rendue en conséquence Le Cinquième dudit present mois. On fait sçavoir à tous que le Capitaine Michel Delatour, ci-devant commandant en course dûment mandaté de la TÉMÉRAIRE, s'est rendu coupable d'avoir dérobé le Roy de sa juste part et ayant caché du butin afin de le revendre à sçon profit. Ledit Delatour est condamné à l'amende pécuniaire de quinze livres ou sinon à voir la saisie de ses biens. À se voir marqué de la fleur de lys sur son bras gauche, devant Ceux qui voudront y voir, ce lundy quatorze à la place royalle. Et sera dépouillé du butin caché par l'admirauté qui s'en saisira.
Leu rendu à la Cour de scette ville par moy, Lieutenant Général du Roy à l'admirauté, soussigné
Boimmeurain
Déçu de sa première aventure comme corsaire, Élie retourne à la pêche, c'est plus sûr... et moins mouvementé... À moins de se faire prendre par un corsaire ennemi!
J’ai traversé maintes guerres et tempêtes,
Toujours, j’ai conservé mon désir de naviguer.
Sur des corsaires, je me suis embarqué.
Des pirates, j’ai rencontrés,
De ces hommes sans scrupules, je me suis éloigné.
Nul trésor, je n’ai découvert,
Mais des combats, j’ai menés.
Pour de la morue et quelques marchandises,
J’ai protégé les côtes du Saint-Laurent.
Pour avoir chassé les ennemis de mon roi,
J’ai mérité sa reconnaissance
Espérant faire fortune,
J’ai pris le Saint-Laurent à l’abordage.
Signé
X Galermont