Les dangers de la mer

Marine

Qu'il combatte pour la gloire ou pour l'argent, tout corsaire est exposé aux intempéries maritimes. Dans le Saint-Laurent, elles sont nombreuses et très dangereuses. D'ailleurs, on ne s'aventure pas sur le Saint-Laurent sans avoir un pilote expérimenté pour diriger le navire. Malgré la présence d'un pilote, certaines tempêtes ont eu raisons de plusieurs navires.

Les manouvres spécifiques aux abordages accentuent parfois les risques d'avarie et de naufrageLes manouvres spécifiques aux abordages accentuent parfois les risques d'avarie et de naufrage. Pour tirer un coup de canon, par exemple, les matelots doivent d'abord ouvrir les sabords. Le navire devient ainsi davantage vulnérable aux infiltrations d'eau.

Canon


Une attaque à l'eau

Navire corsaire : L'Affriquain

Capitaine : De Marigny
Port d'attache : Rochefort, France
Destination : Québec

L'Affriquain est un exemple de vaisseau de guerre du roi de France qui est armé par un armateur privé. En 1710, il effectue un transport de marchandises, mais en étant armé afin de pouvoir attaquer les ennemis de la France et de ses colonies. Il est fort probable que le capitaine de Marigny dispose d'une commission en guerre et en marchandises.

Aux prises avec un navire ennemi, il se voit dans l'obligation de l'attaquer pour respecter sa commission. Seulement, tout ne se déroule pas comme prévu :

« Il fit ouvrir trois sabords de la dite batterie de côté du tribord, où était l'ennemi, et après que les dits canons furent aux batteries, [...] les lames [vagues] devinrent grosses, de manières qu'elles entrèrent par les dits sabords où étaient accourus promptement pour retirer les dits canons et fermer les dits sabords. Il ne laissa pas d'y avoir entrer de l'eau en si grande abondance que plusieurs de l'équipage en eurent jusqu'aux genoux [...] »

ANQ-Q, TL5 D 441-1/2, 13/08/1710

Quoiqu'il en soit, l'attaque de l'Affriquain est à l'eau et il ne lui reste plus qu'à s'enfuir.